Le nom de l’exploitant de Millionz ressemble à un numéro de série : 3-102-945694 SRL. Ce n’est pas un hasard. Au Costa Rica, une société peut porter son propre numéro de registre comme raison sociale. Derrière cette étrangeté se cache un point décisif : le Costa Rica n’accorde aucune licence de jeu.
Une société qui porte son numéro de registre
« 3-102-945694 SRL » est une société à responsabilité limitée (Sociedad de Responsabilidad Limitada) immatriculée au Costa Rica sous le numéro 3-102-945694, situé à San José, dans le quartier de Los Yoses. Le fait qu’elle n’ait pas de nom commercial distinct est courant pour les sociétés costaricaines créées à des fins de domiciliation.
Autrement dit, cette entité est une coquille administrative. Elle détient la marque et les droits sur le logiciel, comme le précisent les conditions générales, mais elle n’est pas un régulateur ni un gage de contrôle.
Le Costa Rica n’octroie pas de licence de jeu
Voici le cœur du sujet. Contrairement à Malte, au Royaume-Uni ou même à Curaçao, le Costa Rica ne dispose d’aucune autorité de régulation du jeu en ligne. Les opérateurs y sont enregistrés comme des entreprises ordinaires, souvent sous le régime du « traitement de données », sans supervision spécifique de leur activité de casino.
La conséquence est directe : être « basé au Costa Rica » ne confère aucune garantie. Aucune commission des jeux costaricaine ne peut être saisie en cas de litige, aucune obligation de protection du joueur n’est imposée depuis ce pays. Le droit applicable au contrat est certes costaricain (clause 14.5), mais cela renvoie à des tribunaux et à un arbitrage, pas à un régulateur du jeu.

Pourquoi ce montage est répandu
Le Costa Rica est historiquement une base pour les opérateurs de paris et de casinos offshore, précisément parce qu’il combine une immatriculation simple et une absence de régulation du jeu. La vraie autorisation, quand elle existe, vient d’ailleurs : pour Millionz, c’est la licence d’Anjouan, analysée sur notre page dédiée.
Trois réserves pour le joueur
Premièrement, la SRL costaricaine n’offre aucun recours en cas de conflit : pas de médiateur, pas de commission des jeux. Deuxièmement, elle sert surtout à porter la marque et le logiciel, pas à protéger le joueur. Troisièmement, elle s’ajoute à deux autres entités (Chypre, Anjouan), ce qui disperse encore les responsabilités, comme détaillé dans notre dossier historique.
Notre lecture
La domiciliation costaricaine de Millionz n’est ni illégale ni surprenante : c’est une pratique courante du secteur offshore. Mais elle ne doit pas être prise pour un gage de sérieux. Le joueur doit regarder la licence réelle (Anjouan) et le comportement documenté de l’opérateur, notamment sur les retraits, plutôt que le pays de la société. Notre avis complet fait la synthèse.
Le Costa Rica délivre-t-il des licences de jeu ?
Non. Le Costa Rica n’a pas d’autorité de régulation du jeu en ligne. Les casinos y sont enregistrés comme des entreprises ordinaires, sans supervision spécifique de leur activité, souvent sous un régime de traitement de données.
Qu’est-ce que 3-102-945694 SRL ?
C’est la société costaricaine qui exploite Millionz. Son nom correspond à son numéro de registre. Elle détient la marque et le logiciel, mais n’est pas un régulateur et n’offre aucun recours en cas de litige.
Peut-on se plaindre auprès d’une autorité costaricaine ?
Non. Aucune commission des jeux n’existe au Costa Rica. La seule licence de jeu de Millionz vient d’Anjouan, dont la protection du joueur reste limitée.